jeudi 8 mai 2014
Tire la langue et dis 33 !
Je suis le « bébé d'après », arrivée dans une famille encore en deuil, une famille qui pleurait encore mon frère aîné.
Je suis ce « bébé rayon de soleil » qui a réchauffé le cœur de ce père, cette mère, ces grands-parents, ces tantes et ces oncles.
Je suis ce « bébé précieux » tant attendu, aimé, choyé, surprotégé, pourri et gâté. Tous mes Noëls étaient lumière, fête et paillettes. Des montagnes de cadeaux qui gagnaient chaque année, comme le sapin et moi, en taille.
A 3 ans, je vivais chez mes grands-parents à plein temps. Ma grand-mère me gardait toujours avec elle, toute la journée. Je me souviens du cake au citron du mercredi matin, du bus 303 pour aller au marché en centre-ville, des tartines au beurre et au sucre, des berceuses en chinois qu'elle me chantait pour m'endormir, du parfum des petits plats qu'elle nous mijotait pendant des heures dans sa minuscule cuisine, des jardinières de plantes aromatiques que j'arrosais avec elle. Je me souviens de ces douces journées d'été à nous promener sur les bords du lac ou dans les brocantes et de ces froides journées d'hiver où nous nous réchauffions avec des litres de tisanes au chrysanthème.
A 4 ans, mes parents m'ont enfin fabriqué un petit frère pour pouvoir jouer à la bagarre et à la dînette.
A 5 ans, je voulais travailler dans un zoo et soigner des singes.
A 6 ans, je me suis retrouvée juste à côté de Cooking Julie sur les bancs de la primaire. Cette année-là, j'ai appris à faire du patin à roulettes dans la cour de l'école avec notre maîtresse de CE1 (coucou Danie !).
J'avais presque 7 ans quand notre petite sœur pas comme les autres est arrivée un matin de printemps, comme Bambi.
A 10 ans, dans le couloirs du collège, on me surnommait « l'effrontée ». J'avais un an de moins que tout les élèves de 6e et un paquet d'élèves voulaient faire de moi leur tête de turc. Je passais mon temps à me bagarrer et à balancer des vannes à ces petits tyrans de cour de récré. J'avais déjà la langue bien pendue.
A 12 ans, je rêvais de construire une fusée et de devenir astronaute.
Au lycée, mon premier grand amour a brisé mon petit cœur. Mon deuxième grand amour a achevé de piétiner les miettes qui restaient. Mon troisième grand amour a presque réussi à recoller tous les morceaux. Mon quatrième grand amour ne savait pas que je l'aimais. Bref, l'Amour et moi n'étions jamais au même rendez-vous.
A 16 ans, je voulais faire médecine et aller opérer des enfants malades en Asie.
A 19 ans, diplôme en poche, je suis devenue agent de voyage au grand dam de mon père.
A 20 ans, je faisais mes valises pour partir vivre à Hong Kong quand ... j'ai rencontré celui qui fait battre mon cœur encore aujourd'hui. A notre époque où tout est si éphémère, où les cœurs butinent plus qu'ils ne savent se poser , je trouve ça drôle de pouvoir dire à mes pimousses : « Votre papa, mes enfants, est l'amour de mes 20 ans et il le sera encore pour dix mille ans ! ». Vous l'avez deviné, j'ai défait mes valises pour finalement ...
... me lancer dans la vie avec Mister Sparkling, l'amour de ma vie. A 22 ans, j'ai grandi. J'ai quitté le cocon familial pour un tout petit 28 m² dans Paris avec lui. Un appart, une voiture rose, un poisson rouge, un boulot, des voyages. Le début de la belle vie !
25 ans : une envie de fraises, puis 9 mois plus tard, un joli petit garçon qui a fait l'immense joie de ses parents.
30 ans : une envie de sushis, puis 9 mois plus tard, une jolie petite plume s'est posée dans nos cœurs. Tibouchon est ravi d'avoir de la compagnie. Notre famille est au complet.
A 32 ans, je voulais tout lâcher et monter un food truck à Paris.
Aujourd'hui, j'ai 33 ans et une belle vie, tout ce dont j'ai pu rêver.
Aujourd'hui, j'ai 33 ans et je suis une femme comblée.
Et vous ? Quelle est votre vie ? Racontez-moi tout !
mercredi 7 mai 2014
Libérée Délivrée - Ze Sparkling remix en HD (Haute Déconnade)
Avertissement : Ceci est une œuvre de fiction.
Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont les purs produits de l'imagination débridée de l'auteure ou sont utilisés de manière fictionnelle et ne doivent surtout pas être interprétés comme réels. Toute ressemblance avec des événements réels, des endroits, des organisations ou des personnes, vivantes ou mortes, est entièrement du domaine de la coïncidence ;)
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| Au revoir, au revoir Président ! A qui le tour ? |
Libérée Délivrée
J’arrive en r’tard ce matin au bureau
Le boss est là, bien vénèr’
Je le regarde dans les yeux
Et lui annonce la rupture
Il me demande pourquoi,
Pour qui et pour combien ?
Je lui dis : « Trop tard !
Je m’en vais demain ! »
Cache tes enfants, n’en parle pas
Fais attention, le boss te saquera
Ne demande pas de quatr’cinquième
Ni de mi-teeeeeemmmmppps !!!
Libérée, Délivrée
Je ne craquerai plus jamais
Libérée, Délivrée,
C’est décidé, je m’en vais
J’ai laissé mon patron m’emmerder
Sans jamais broncher …
Good bye Président, tu vas te mettre à bosser !
Pendant tellement longtemps, j’ai toujours assuré
Ton pressing, tes dossiers, tes gosses …
Tu vas gérer maintenant !
Je vais voir ce que tu peux faire
Sans une esclave à plein temps
Tu vas en chier, ce s’ra marrant …
Maaaarraaaannt !
Libérée, Délivrée
Ma liberté me tend les braaAAas
Libérée, Délivrée,
L'asile n'est pas pour moi !
Me voilà ! Oui, je suis là,
Tranquillement chez moooOOOIII !
Bye bye Big Boss, je te laisse pleurer !
La roue tourne
HeeelooOOO les amis !
Désolée de vous avoir abandonnés, mais ces deux derniers mois n'ont été que grands chamboulements avec un rythme intense. Pour ceux qui n'ont pas suivi : voilà, ce fut le moment du grand tournant que j'attendais tant !
Démission, nouveau job, nouvelle vie, nouveau look, nouveau rythme, nouvelle organisation avec les enfants, le mari et les activités extra-scolaires ... et des collègues, enfin !
Après 10 ans de (plus que) bons et loyaux services, j'ai quitté mes boss parisiens pour me rapprocher de chez moi et changer radicalement de vie. Plus de RER qui pue, de gens dégueus, de trajets souvent interminables à cause d'un énième incident voyageur, avec un patron qui fait la tronche à l'arrivée ! Libérééée, délivrééééée ... comme dirait l'autre :)
Ce changement me fait l'effet d'une libération, oui. Plus d'insomnies, de crise d'hystérie, de bouffées de chaleur, de boulimie, d'envie de chialer, tout le temps ... Le burn out est fini !
Me voici dans ma nouvelle agence de voyage à travailler avec une équipe jeune et dynamique qui ressemble en tout point à « Charlie et ses drôles de dames ». Je suis la quatrième mousquetaire ... Les collègues sont chouettes et ça fait un bien fou de se marrer un peu beaucoup dans la journée. Non, vraiment, il me fallait ce changement. Je vis enfin normalement avec des gens de la même dimension.
C'est que j'ai fait le compte : aujourd'hui, je gagne environ 20 heures de vie supplémentaires avec mes enfants. 20 HEURES !!! Du temps précieux que je ne pourrais plus me payer avec eux quand ils seront grands et partis du nid. Quel luxe !
Du coup, je suis plus agréable, souriante, détendue avec tout le monde et surtout avec ma petite famille.
Enfin, j'ai le temps de m'occuper de moi, de me soigner, de me pomponner, de m'écouter. C'est du baume au moral, au coeur, au cerveau ... une vraie renaissance. Je m'habille enfin en fille : je dégaine chaussures girly à talons hauts, tenues plutôt classiques pour le bureau et le petit sac à main assorti qui va bien avec le vernis sur les ongles manucurés au carré. Fini le look clodo ou ado attardée. J'ai repris la routine du maquillage chaque matin et j'avoue que ça me fait du bien ... et c'est le mari qui est le plus ravi, je pense !
Espérons que ça dure ... Croisez encore les doigts pour moi, les amis, afin qu'ils me gardent à la fin de ma période d'essai ... croisez bien les doigts et les orteils, encore 2 mois. Danke schön !
Et je ne vous le dirai jamais assez : MERCI !
Merci pour votre soutien et tous vos encouragements par téléphone, mail et Facebook. Ce sont vos bonnes ondes qui m'ont poussée à y croire, surtout quand c'était très loin d'être gagné.
Merci d'être là.
xoxoxoxoxoxo
lundi 3 mars 2014
Ne plus jamais dire Jamais ?
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© Sophie Sparkling
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Jamais je ne me caserai.
Jamais je ne trouverai mon exacte moitié d'orange.
Jamais je ne sacrifierai ma carrière professionnelle, pour rien au monde ni personne.
Jamais je ne connaîtrai les mots burn out, dépression, épuisement. Ça ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je suis forte, je suis une warrior.
Jamais je ne ferai le choix de l'IVG.
Jamais je n'appliquerai tous les principes d'éducation de mes parents à mes enfants.
Jamais je ne me laisserai déborder/envahir/vampiriser par mes enfants.
Jamais je ne pourrai abandonner ma petite sœur dans une institution pour handicapés.
Jamais je ne reparlerai à mon père. Je ne connais pas le pardon.
Jamais ...
Je pensais que c'était coulé dans le béton, gravé dans le marbre. Je pensais que ça ne pouvait pas en être autrement. Je suis plutôt du genre têtue, bornée, parfois même jusqu'à la stupidité.
Et pourtant ... La vie, les enfants, la maturité, l'urgence, tous ces paramètres ont fait que je suis revenue sur mes certitudes, mes décisions, mes convictions. Parfois totalement, parfois avec des nuances.
Je pense que c'est ce qui s'appelle grandir ... enfin.
Et vous ? Avez-vous jamais dit jamais ?
Sur une idée de la sympathique Dbo ...
L'homme de ma vie
Dans tous les souvenirs de ma prime jeunesse, il y a un homme plus présent que tous les autres. Aimant, doux, affectueux, mais aussi strict et parfois dur, faisant respecter les bonnes manières par un soufflet derrière le crâne.
Cet homme qui jouait de la guitare dans la chambre au fond du couloir.
Cet homme qui m'emmenait acheter des bonbons, hissée sur ses épaules.
Cet homme qui s'échappait tous les dimanches matin pour aller danser la valse ou le tango dans les guinguettes ou à La Coupole de Paris.
Cet homme dont je guettais le retour tous les soirs, cachée derrière la porte pour le surprendre et lui faire peur ... bouh !
Cet homme qui se réchauffait du cassoulet alors que tout le monde mangeait chinois à table.
Cet homme qui a essuyé les pires coups durs de la vie, mais qui en est toujours ressorti plus fort.
Ce modèle de courage qui a emmené toute sa famille jusqu'aux îles indonésiennes à bord d'un rafiot pourri, pour fuir la guerre au Vietnam. Oui, ma famille était ces boat people que le monde entier a vu à la télé.
Cet homme passionné par la musique classique, les avions et l'espace.
Cet homme qui nous a toujours interdit de parler la bouche pleine ou d'aspirer bruyamment nos spaghettis.
Cet homme que j'appelle toujours en premier pour annoncer les bonnes nouvelles.
Cet homme qui m'a toujours encouragée dans tout ce que j'ai fait.
Cet homme, le seul, qui m'a donné sa bénédiction pour aller m'installer avec Chéri alors que nous n'étions même pas fiancés et que tout le monde poussait des "Aaaahhh !" et des "Oooohhh, quel scandale !".
Cet homme avec qui j'ai toujours plaisir à discuter et à qui je demande encore conseil lorsque j'ai des choix importants à faire.
Ce vieil homme qui, aujourd'hui, n'hésite pas à faire tous les jours des kilomètres en bus pour passer un peu de temps avec ses arrières-petits-enfants.
Ce vieil homme si pudique qui ne m'a jamais dit "Je t'aime" et pourtant, je le sais ... nous le savons bien ... que nous nous aimons !
Cet homme sans qui je ne pourrais vivre et que j'ai tellement, tellement peur de voir s'envoler un jour :
MON GRAND-PERE
MON PAPY
MON SUPER HEROS
Aujourd'hui, la famille s'est réunie pour lui fêter son anniversaire.
Un précieux moment ...
89 ans.
4 générations autour du gâteau.
8 enfants.
15 petits-enfants.
3 arrières-petits-enfants.
Il dit souvent que nous faisons tous sa fierté.
Aujourd'hui, il est le plus heureux des hommes.
Et moi, je suis la plus heureuse des petites-filles ... heureuse de l'avoir encore avec moi,
mon papy ...
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| Le jour de mes fiançailles (2004) |
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| avec ses arrières-petits-enfants : Tibouchon, Mademoiselle Mini et Chouquette |
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