Affichage des articles dont le libellé est Asie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Asie. Afficher tous les articles

jeudi 13 septembre 2012

Étrangère, entre deux rives


Je suis eurasienne, née d'un père métis franco-vietnamien et d'une mère chinoise.
Je suis née en France alors que mes parents n'ont pas choisi d'immigrer en Occident car ils sont réfugiés politiques.
J'ai deux prénoms français et un prénom chinois qui signifie « belle occidentale ».
J'ai été baptisée catholique mais crois à la philosophie bouddhiste.
Je n'ai pas les yeux bridés ni les pieds bandés, mais un nez pointu et des poils aux pattes.
Je parle français sans accent « tching tchong » et vietnamien avec l'accent du sud. Je bafouille un peu le chinois cantonais.  

J'aime le karaoké et la randonnée, le canard laqué, les nouilles sautées, la sauce de soja et le nuoc mam, le bo bun et le pho, le thé vert et le pu er tcha, le camembert et le vin blanc, le pain baguette et le jambon cru, le chocolat, le caramel au beurre salé et le foie gras.
Je ne mange pas de viande de chien, ni de chat, ni d'insectes ou d'autres trucs bizarres.


Mais voilà ...

Je me sens plus asiatique (75%) que européenne (25%).


J'ai reçu une éducation « à la chinoise » vu que j'ai une Maman Tigre et une flopée de Tantes Tigres.
Je cultive ma culture sino-vietnamienne et respecte les traditions séculaires de ma famille.

90% de mes amis d'enfances les plus proches sont asiatiques.
70% de mes amis et connaissances à ce jour sont asiatiques. 

Pour les Blancs, je suis Jaune.

Pour les Jaunes, je suis une Blanche (au mieux) ou « Chinoise banane » (au pire) = jaune à l'extérieur et blanc à l'intérieur.

En France, on m'appelle « la chinetoque » ou « bol de riz cantonais ».

En Chine, on m'appelle « long nez ».
Au Vietnam, on m'appelle « l'américaine » ou on me prête des origines singapouriennes, péruviennes, espagnoles, philippines, italiennes, ... Les gens sont épatés de me voir parler viet car ils pensent que j'ai pris cette langue en option à l'école !

Quand je dis « mon pays », personne ne sait de quoi je parle, vu que j'ai trois options.


Lorsque je suis ici, j'ai des envies de là-bas.

Lorsque je suis là-bas, ici me manque.
Je ne suis nulle part chez moi et pourtant, je suis de partout.

Ici ou là-bas, je suis une étrangère coincée entre deux rives.


Mes enfants le seront-ils aussi ?



mercredi 27 juin 2012

Petit précis de sushis et cie {concours}


L'art culinaire japonais fait partie intégrante de la culture de cet archipel du bout du monde. Ce n’est pas un abus de langage : au fil des siècles, le Japon a élevé sa pratique au rang de discipline artistique à part entière. Chaque cuisinier tend vers le beau et la perfection, tant dans l'esthétique de l'assiette que dans la vaisselle.
   
La gastronomie japonaise ne se résume pas qu'aux traditionnels sushis et makis que nous connaissons en Occident. En réalité, elle est d'une très grande variété, utilisant les algues venues de la mer, le soja sous forme de sauce et de pâte, le tofu, les légumes en garniture ou en condiments. Le poisson et les algues tiennent une place importante dans la cuisine japonaise, et le riz en est un élément essentiel. Simple à préparer, elle est saine, équilibrée et à faible valeur calorique.
   


   
Le sushi n'est pas qu'une vulgaire tranche de poisson qui se bat en duel sur une boulette de riz vinaigré. C'est un mets qui se décline presque à l'infini, il suffit d'avoir un peu d'imagination ... Sushi de Saint-Jacques mariné au citron vert-gingembre-échalote, Sushi de boeuf à la sauce satay, Sushi de magret fumé et chutney d'orange-earl grey, ou encore Sushi sucré avec des lamelles de fruits frais ...
Pour la petite histoire, il semble que le sushi apparaît vers le XVIIème siècle, lorsque les Japonais redécouvrent les propriétés de conservation du riz fermenté. Ils ont alors l'idée de l'associer au vinaigre et au poisson.
  

    
Autre bouchée gourmande qui n'impose presque aucune limite : le maki, de son vrai nom makizushi 巻き寿司, littéralement sushi en rouleau. Le Maki est né beaucoup plus tardivement et a été inventé pour se conserver dans le temps : La feuille d’algue extérieure (nori) empêche le riz de se dessécher. Ce long rouleau de riz enveloppé ne se coupait en tranches qu’au moment de la dégustation, donnant de petites bouchées telles que nous les consommons aujourd'hui dans les restaurants.  
Notons bien que le California maki avec le riz à l'extérieur et la feuille de nori à l'intérieur, n'est qu'une invention purement contemporaine afin d'épater le chaland.
Ma recette préférée est le maki saumon-fromage frais, une véritable tuerie ! D'ailleurs, je vais demander expressément à la patronne de l'Osaka Sushi Restaurant de les nommer Sparkling makis sur sa carte. Y a déjà bien du Mowgouaille drink, alors ...
Les composition les plus originales associent épinard-ricotta-tomates séchées ou tartare de boeuf épicé-menthe-citronnelle, ou encore de la queue de langoustine avec de la moutarde d'avocat au wasabi ou de la mangue au balsamique ! Côté sucré, on peut trouver des makis framboise-litchi ou banane-nutella.
   
A l'occasion de la Journée Créa'Zen qui se déroulera le 15 juillet prochain à l'Osaka Sushi Restaurant, tu pourras apprendre à faire des makis lors d'un cours de cuisine japonaise.
Tarif : 35 € par personne, sur inscription (1 boisson incluse)
Durée : 1 h 30 / 12 participants maximum
Programme de la Journée Créa'Zen : cliquer ici pour télécharger le pdf

Alors, ça te tente ?
   
   
{THE CONCOURS}
Si tu as bien tout suivi, tu vas pouvoir jouer pour gagner
   
une place à l'atelier de cuisine " Makis "
de la journée Créa'Zen
le 15 juillet 2012 de 12h30 à 14h00

... et même qu'on te garde tes gosses pendant le cours !
  
Pour cela, tu dois me donner ta recette originale de maki, sucrée ou salée.
C'est open, tu mets ce que tu veux dedans, pourvu que ce soit bon !
  
Les 5 recettes les plus inspirées, les plus délicieuses, les plus appétissantes,
qui donnent trop envie au jury seront sélectionnées pour le tirage au sort
qui désignera le (la) grand(e) gagnant(e).
  
* 1 chance de plus si tu me postes la photo de ta recette
* 1 chance de plus si tu likes ma page Facebook celle de la Mère Cane
et tu reviens me donner ton pseudo en commentaire
* 1 chance de plus si tu relaye l’évènement Créa'Zen sur le réseau social de ton choix
et tu reviens me donner le lien en commentaire
* 1 chance de plus si tu relayes sur ton blog (pense à revenir me donner le lien en comm.)
  
Tu as jusqu'au samedi 7 juillet 2012 à midi pile pour me poster ta recette et ta photo
par mail mail à sparklingmummy@gmail.com
parce qu'après midi, le McMorning, c'est fini !
      
Les membres du jury sont :
Lisa, créatrice de saveurs à l'Osaka Sushi Restaurant à Paris
Mowgouaille du blog la Nouvelle Eloïse
La Mère Cane du blog www.lamareaucanard.com
et ma Sparkling pomme 
  
Les cobayes seront la famille Sparkling et le Père Canard de la Mare.
     
 Le résultat sera annoncé le mardi 10 juillet prochain.
   Règlement du concours disponible sur simple demande par mail.
     
Itadakimasu ! (bon appétit !)
    
C'était ma participation aux mercredis Gourmands
chez AnneLaureT que j'aime d'amouuuuur !
  
http://www.annelauret.com/

mercredi 25 janvier 2012

Mercredi gourmand en voyage au Vietnam ...


Destination VIETNAM ! (et spéciale dédicace à Sev ^^)

Aujourd'hui, nous allons faire une incursion dans la vaste gastronomie vietnamienne. Le bún thang est un plat du Nord, peu connu en Occident car très peu ou pas présent sur les cartes des restaurants. On peut le déguster été comme hiver, c'est léger et diététique. A la maison, tout le monde en raffole, surtout mon Tibouchon qui se ressert généralement deux à trois fois !
Je vous livre ici ma recette simplifiée avec des ingrédients que vous pourrez trouver facilement, mais toute aussi bonne que la traditionnelle.

Pour 6 à 8 personnes

Liste de courses :
   
6 cuisses entières de poulet
1 carcasse de poulet de grosseur moyenne
1 petite poignée de crevettes séchées
2 cubes de bouillon de volaille dégraissé
1 oignon piqué de 5 clous de girofle
4 litres d‘eau
6 cuillères à soupe de nước mm pur = sauce poisson
2 cuillères à soupe de sucre
Sel et Poivre

1 paquet de bún = vermicelles de riz fines

3 œufs battus
1 giò = pâté de porc vietnamien

1 botte de ciboule chinoise (ressemble à de jeunes oignons nouveaux)
1 botte de coriandre frais
1 citron (vert de préférence)
2 petits piments rouges
De la pâte de crevettes (kapi)

Nuoc mam pur

Bún
Bún
Pâté de porc vietnamien
Pâté de porc vietnamien
Ciboule chinoise

Préparation : il vous faudra une grande marmite

Mettre à cuire à gros bouillon les cuisses de poulet, la carcasse, les crevettes séchées, les cubes de bouillon de volaille et l’oignon piqué de clous de girofle.
Assaisonner avec le nước mm et le sucre.
Ne pas oublier d’écumer et de retirer la graisse accumulée à la surface du bouillon en cours de cuisson.
Compter 1 heure 15 min à 1 heure 45 min. Rajouter de l'eau si le bouillon a beaucoup réduit.
Rectifier l’assaisonnement avec le sel en fin de cuisson, retirer les crevettes et la carcasse.
Sortir les cuisses de poulet sur une assiette, puis les émietter et réserver.

Faire cuire dans l’eau bouillante les vermicelles de riz (environ 7 minutes, texture al dente).
Les égoutter et les rincer plusieurs fois à l’eau froide pour couper la cuisson et enlever l’amidon pour que les vermicelles ne s’agglutinent pas.
Réserver.

Avec une poêle, faire des crêpes avec les œufs battus.
Emincer finement les crêpes.

Couper le pâté de proc vietnamien en fines rondelles, puis les émincer.

Emincer la botte de ciboule chinoise et les petits piments rouges. Ciseler très finement la botte de coriandre. Couper le citron en quartiers.

Dans un grand bol, mettre une portion de vermicelles, un peu de poulet émietté, un peu d’œuf et de pâté. Arroser généreusement avec le bouillon.
Ajouter un peu de ciboule et de coriandre. Terminer par du poivre fraîchement moulu et un trait de jus de citron. Vous pouvez ajouter un peu de kapi pour saler votre plat à votre convenance.
Servir chaud et la soupe doit être bien brûlante !


C'était un mercredi bien gourmand pour AnneLaureT et surtout pour mon Tibouchon !


lundi 23 janvier 2012

Bonne année du Dragon !


Chúc Mừng Năm Mới !

 (xīn nián kuài lè)



Au Vietnam, c’est le Têt. En Chine, c’est la Fête du Printemps.

Elle se cale sur le calendrier lunaire et a lieu entre fin janvier et mi-février.

Ici et là-bas, c’est la plus grande de toutes les fêtes. Cela donne lieu à des préparatifs intenses : ranger, nettoyer et redécorer la maison ; acheter des vêtements neufs ; préparer les plats traditionnels que ma grand-mère nous faisait. Tout le monde rentre chez soi pour passer le « réveillon » en famille.
  
Une semaine avant la fête, c’est le rallye pour acheter tous les ingrédients pour les plats traditionnels, les banh chung fourrés à la viande, les banh tét à la banane, les banh tô, les fruits confits et autres sucreries. On appelle maman ou tatie à la rescousse car on ne trouve pas de fleurs. Sur la table d’offrandes dressée pour le Ciel et les ancêtres de chaque famille, il faut des orchidées, des branches de pêchers ou de pruniers aux petites fleurs roses, et des branches de forsythias jaunes. Il ne saurait manquer le plateau des cinq fruits qui représentent le don du Ciel : le corossol, la noix de coco, la papaye, la mangue et l'ananas. On y ajoute un pomelos chinois, des litchis, des longans et des énormes mandarines. On dispose le tout avec deux bougies rouges, des bâtons d'encens, du thé et des graines de pastèques grillées sur une table joliment dressée devant la fenêtre.
  
Banh chung
Banh tét à la banane

Le dernier jour de l'année, l'équivalent du « New Year's Eve » occidental, une fois l'autel correctement dressé et la maison briquée, on file prendre une bonne douche et on enfile une tenue toute neuve pour commencer l'année en beauté. A minuit pile, l’heure de la prière pour que l’année qui arrive nous apporte son lot de bonheur, d’argent (car il en faut !) et une bonne santé ! C’est le moment aussi où j’ai une pensée pour ma grand-mère qui nous a quitté il y a maintenant presque 5 ans.
Plus qu'une affaire de religion, c'est plutôt une fête traditionnelle, quelque chose que je souhaite vivement transmettre à mes enfants.
  
 
    
Après, on s’habille en vitesse pour aller rejoindre les autres membres de la famille et les amis à la pagode. Oh là là, il y a du monde ! Pire qu’un concert des Rolling Stones ou de Madonna. Il faut jongler sur une jambe pour enlever les chaussures et ne pas les perdre dans la vague humaine. Puis, on joue des coudes pour se frayer un passage jusqu’à l’autel et planter son bâton d’encens. Nous présentons nos bons vœux au bonze qui nous distribue des porte-bonheurs et des fruits. Vite, on se rechausse et on redescend. Au passage, on choisit un petit rouleau de papier sur l’arbre à vœux pour connaître la « bonne aventure ». La prédiction est nébuleuse, comme toujours. Avec Tibouchon et ma joyeuse bande de petits cousins, nous faisons la queue pour attraper des petits bols de chè, ces desserts sucrés au lait de coco. Comme tous les ans, Tibouchon en mange quatre d’affilée et en redemande.
     
Quand j’étais petite, on rentrait juste après à la maison et les adultes s’attablaient pour jouer aux cartes avec de la menue monnaie. Mon frère, mes cousins, mes cousines et moi luttions contre le sommeil. Une fois par an, tout est permis, surtout se coucher tard. On jouait aux dés en grignotant un bout de goyave ou un bonbon au corossol confit, ou bien nous regardions les grands empiler leurs gains sur la table basse, entre deux fous rires ou deux disputes.
    
Au matin, on passe toute la journée à visiter les pagodes que l’on connaît, histoire de récolter le plus de chance possible. Les enfants font le tour de la famille et reçoivent des grands (ceux qui sont mariés uniquement !) les petites enveloppes rouges contenant les étrennes. C’est aussi l’occasion d’aller voir des personnes que l’on n’a pas vues depuis un bail et de passer un bon moment à boire du thé et à se raconter les dernières nouvelles. Puis, on court dans le quartier asiatique de Paris pour jouer des coudes dans la foule compacte et voir la danse des dragons devant les magasins chinois, au son des tambours, des cymbales et des pétards qui éclatent à tout va.

      

    
Le premier jour de l’an, tout marche au ralenti. On évite de travailler, d’éprouver de mauvais sentiments ; les enfants doivent se montrer sages et polis, et ne pas se chamailler … car il est coutume de dire que ce que l’on fait le jour de l’an sera représentatif de tout ce qui se passera tout au long de l’année ! Attention aussi à la première personne que l’on croise en sortant de chez soi ce jour-là … A éviter : belle-mère mal réveillée, voisin fêlé, collègue frustré ... Avant que l'année ne soit écoulée, on essaie aussi de régler ses dettes et/ou ses différends. Pour la nouvelle année, on pardonne ou au moins, on essaye ...
   
Depuis mon enfance jusqu’à maintenant, la Fête du Printemps est la fête que je préfère et que j’attends avec impatience. Tout est rouge et or, bruits et rires ... C’est un moment où nous sommes tous envahis par un sentiment de joie, une euphorie … comme l’ « esprit de Noël » en Occident. 

Bonne année du Dragon à tous !
Qu’elle vous apporte la bonne santé, la prospérité
et le bonheur avec votre famille et vos amis !


Image : thestar.com



mercredi 21 décembre 2011

Mercredi Gourmand en voyage au Japon ...


Aujourd’hui, j'emmène mon premier Mercredi Gourmand d'AnneLaureT en voyage au … JAPON. C’est un pays que j’ai adoré et où j’ai eu la chance de me rendre pour 6 misérables jours *soupirs*. Mais bon, c’est déjà ça, tu m’diras ! C’est le pays de la propreté, le paradis sur terre pour les Monkettes de mon genre. Ca, faudra que je te le raconte …
J’ai travaillé un bout de temps pour une boîte japonaise à Paris et j’avoue que mes collègues m’ont convertie … moi, une Chinoise 50% pure souche … A la belle saison, le soir et les week end, je vis en yukata et en chaussettes HelloKitty avec l’orteil séparé (pratique pour mettre les tongs !).
Je suis abonnée au restau jap de ma tante (heureusement pour mon portefeuille !) et à ceux de la rue fameuse Sainte-Anne.
On va donc parler un peu du Japon et mon ami MisterT nous raconte comment se passe Noël et la fin d’année, en direct de là-bas …

☆☆☆☆☆
Nous sommes déjà en décembre, au cœur de l’hiver. L’heure est venue de sortir les manteaux et les écharpes !
L’année 2011 a été chargée en événements à commencer par la « Révolution du Jasmin » qui a commencé en Tunisie en janvier dernier. Les peuples arabes se sont soulevés pour renverser les dictatures qui perduraient pour la plupart depuis plus d’un quart de siècle.
En mars le monde à tremblé en découvrant au petit matin les images du séisme suivi de la vague de dix mètre qui a ravagé une partie du nord-est du Japon et au début de l’été, nous avons eu droit à l’affaire DSK qui fait encore couler beaucoup d’encre à l’heure actuelle.
   
En attendant la nouvelle année qui, je l’espère sera meilleure que ce que l’on veut bien nous dire, laissons-nous porter par la magie des fêtes de fin d’année.
   
Décembre c’est le mois durant lequel des milliards d’enfants de par le monde attendent la venue d’un gentil vieillard un peu enrobé, censé leur apporter de jolis cadeaux.
Au Japon également, Noël est célébré mais les japonais le fêtent d’une manière bien différente de celle vos contrées.
En France, à la Noël, nous nous retrouvons en famille autour d’une table (très) bien garnie et on s’échange des cadeaux à minuit ou bien le matin du 25 décembre.
Au Japon, Noël est surnommé « Koibito tachi no Kurisumasu », littéralement : « Le Noël des Amoureux ».
C’est pourquoi chaque année, fleuristes et pâtissiers sont pris d’assaut par les Japonais et Japonaises qui passent leur commande parfois à partir de mi-novembre afin que tout soit prêt pour le Grand Jour.
Autre détail d’importance, le jour de Noël n’est pas un jour férié au Japon, il ne faut pas oublier que c’est un pays majoritairement Bouddhiste et Shintoïste !
Cependant cette année nous avons de la chance, le 24 décembre tombera un Samedi !
   
Vous vous demanderez sûrement : « Mais qu’en est-il des célibataires?! Ne fêtent-ils donc pas Noël ?! »
A l’approche des fêtes, la plupart des magazines publient des enquêtes d’opinion telles que « Cherchez-vous un ou une petit(e) ami(e) pour fêter Noël ? Pensez-vous qu’il faille à tout prix être accompagné(e) pour Noël ? Avec qui passerez-vous Noël ? ».
Bien sûr, 50% des personnes interrogées répondent qu’elles le passeront avec leur petit(e) ami(e).
L’autre moitié pense au contraire que l’on peut s’amuser même en étant célibataire et qu’ils/elles comptent le passer entre amis. En ce qui me concerne, je n’ai pas encore décidé où je fêterai les fêtes et encore moins avec qui ;)
Le fait que Noël soit considéré comme une fête exclusivement réservée aux couples est surtout bien triste pour les jeunes filles célibataires qui se sentent un peu mise à l’écart des festivités.
Malgré tout certaines personnes profitent des fêtes de Noël pour effectuer des petits boulots.
   
La fin de l’année au Japon
Outre le réveillon, la fin de l’année au Japon est immanquablement marquée par une multitude de « Bonenkai » 忘年会, littéralement : oublier - année – réunion. (C’est une tradition japonaise qui a lieu à la fin de l'année, LE rendez-vous annuel entre collègues. Le but de la célébration est d'oublier les tracas et les moments difficiles de l'année … autour d’un bon repas noyé sous l’alcool … « NDLR »)
Presque toutes les entreprises japonaises en organisent une. Chaque année nous en organisons une avec les membres de notre équipe.
L’an dernier nous sommes allés déguster le terrible poisson-lune Fugu (surnommé également poisson mercure) dont la découpe doit être effectuée par un chef expérimenté et possédant une licence.
Si le Fugu n’est pas découpé correctement, il est mortel !
    
    
Ne craignez rien, personne n’a succombé au poison mais plus à l’alcool qui coulait à flot !
Selon les restaurants on vous propose un menu complet avec entre autre du fugu en sashimi (tranche fine de poisson cru) à déguster en l’imprégnant de sauce soja et de wasabi, et une fondue où vous plonger les morceaux du poisson.
Sashimi
   
Fondue
   
Fondue
     
Le fugu est généralement présenté vivant en début de repas avant d’être ramené en cuisine pour la découpe. Il est ensuite servi encore frémissant ! C’est tout simplement impressionnant.
    
Je recommande chaudement le Hirezake (sake où l’on fait flamber une nageoire du fugu) en fin de repas, une manière d’honorer le fugu qui vous a offert sa chair.
Hirezake
        
Pour ceux qui ne peuvent se passer de foie gras à Noël, je propose un substitut un peu différent mais très délicat, l’Ankimo. Il s’agit du foie de la lotte. C’est un véritable régal que les restaurants proposent généralement quand vient l’hiver !
    
Ankimo
     
C’était aussi notre participation pour les Mercredis Gourmands d’AnneLaureT.
  

dimanche 20 novembre 2011

Je suis ... je suis ... First tag #1

Hahahahaha ! Merci ma Mère Cane pour ce premier tag (je ferme les yeux et je fais un voeu). Faudrait qu'on aille se boire un verre dans ton bistro, il m'a l'air bien sympa (non je ne pense pas qu'à boire, non je ne suis pas alcoolique).

Cher petit lecteur ou lectrice assidue, ce sera l'occasion d'en savoir un peu plus sur moi ... tu peux rire, mais tu ne te moques pas, hein !




1. Objet sessouelle ... bah un déguisement de Bunny que m'a offert ma tante à Noël, il y a deux ans. Tout le monde a bien rigolé en me voyant déballer le cadeau (et vas-y les petites piques et insinuations ...) ... jusqu'à ce que ma mère trouve le même dans son paquet cadeau à elle ! (alors, c'est qui qui se marre, maintenant ?). Alors, moi je dis : " Vengeeeaaaaanceeee ! "


 
T'as vraiment cru que c'était ça, hein ? Bah en fait, non. C'était plutôt ça ...

Ouais bon, si je le mettais, ce ne serait pas le même résultat, hein ! Faut pas rêver !
D'ailleurs, à la soirée arrosée=j'metorchelagueuleaurhum de la semaine dernière, je l'ai prêté à l'un de mes meilleurs amis, mais c'était plutôt le second effet kiss cool ... désolée, pas de photo, ça piquerait trop les yeux !

2. un plat cuisiné : maki ou california roll au saumon et kiri ... de la tuerie !
Ma tante au déguisement de bunny m'en fait à chaque fois que je vais à son restaurant (c'est en partie de là que me viennent mes kilos). C'est pour qui les "makis spécial " ? C'est pour KIKI !


3. un moyen de transport : tu connais le tuk tuk thailandais ? meuh naaaan, c'est pas une position sessouelle, mon cochonou ! C'est un triporteur (conduit le plus souvent par un chauffeur barge) qui sert de taxi et qui file à cent à l'heure en se faufilant entre les voitures, bus et camions. T'as intérêt à avoir le coeur et les tripes bien accrochés.

Petit, rapide et complètement fou ... comme moi !

4. un lieu de culte : la Pagode de la Dame Céleste (chua Thien Mu) qui se dresse au bord de la Rivière des Parfums à Huê (Vietnam). C'est un lieu magnifique que j'ai pu faire découvrir à HommeParfait lors de notre périple sac-à-dos en amoureux en 2005. Un lieu zen et romantique à souhait !


5. un bistro : Les Piétons dans le quartier de Châtelet en plein coeur de Paris. On y vient pour ses serveurs gay friendly crô-mignons-mignons et ses Cucaracha 4 de la mort ... aspire vite avant que ta paille ne fonde !
J'adore ce bar, mais je ne peux plus y retourner ... non, vraiment ...
BREF, c'était il y a 7 ans, quand je me suis fiancée avec mon HommeParfait. Mes copines se sont dit qu'il fallait organiser une espèce de soirée enterrement de vie de jeune fille. L'occaze de se faire une soirée girly avec restau et after au bistro un vendredi soir. Ca tombait bien, j'étais sur les rotules à cause d'une semaine pourrie surchargée au bureau. Du coup, on fait l'after aux Piétons. Je n'avait qu'un seul verre de vin et un martini à mon actif. Je commande une sangria au bar. Fin de soirée avec mon amie Claire et ma meilleure amie Sophie. Les autres nous ont lâchement abandonnées (heureusement, tu me diras). Nous étions sur la terrasse ... un verre de sangria et je ne me sens pas bien ... je me lève pour demander au serveur (troooop ouhlàlà) la direction des toilettes ... il me les indique en me demandant si ça va ... pas le temps de dire ouf, je gerbe direct à l'entrée du bar ! (beeeeeûûûurrrkkkkk !) GRAVE LA HONTE ! devant tout le monde ! Ma meilleure amie vient me ramasser et me traîne aux toilettes. La queue est longe mais on me sent voit arriver de loin. Les gens pressés de faire pipi me laissent même passer devant. Je me débarbouille tant bien que mal. Là, un beau jeune homme (encore plus ouhlàlà, celui-là) me demande si j'ai besoin d'un médecin ... je réponds non, merci ... il me dit tant pis, je suis interne en médecine, si vous dites que ça va ... (p***** que je suis con ! mais non, ça ne va pas, soigne mooooââââââ !).
BREF, depuis, je ne suis plus jamais retournée aux Piétons.

6. une marque de bière : Despée forever !
Un après-midi, avec des amis, on avait fait rentrer sous le manteau, des bouteilles de Despée  dans la BNF (du temps où j'étais encore étudiante). Nous sommes allés dans le patio pour nous descendre les bières et moi (qui ne tient pas l'alcool), j'étais beurrée à point - bien cuite ! En salle G, je me suis endormie sur ma table et je me suis réveillée, la bave aux lèvres, avec les ongles coloriés en fluo, une couleur à chaque doigt (merci mon Pikachu !) ... et un truc écrit au marqueur sur le front, non ? ... les copaings m'ont raccompagné chez moi en RER et sont tombés nez à nez avec ma mère pendant que je me glissais discrétos jusqu'à ma salle de bains pour finir ma nuit. Ah bravo, les djeunss' !

7. un sous-vêtement : un boxer Snoopy de chez H&M 100% coton, of course ! Comment ça, c'est pas glam ?!!!!


8. un matériel électroménager : le Kitchen Aid série limitée couleur Pomme d'Amour que m'ont offert HommeParfait et ma bande d'amis pour mes 30 ans cette année. Je vous aime, les amis !


9. un île : J'hésite entre Borneo (Malaisie) et Honshū (Japon).

Sparkling Mummy © Borneo 2006 - Tous droits réservés

10. une autoroute : la Route nationale N°1 au Vietnam. Elle traverse le Vietnam du Nord au Sud. Sa plus belle partie se situe dans l'Annam, partie centrale du pays où elle longe les flancs des montagnes avec la mer en contrebas. Elle compte surtout le célèbre col des Nuages à 496 mètres d'altitude. De cet endroit, on peut admirer la péninsule de Lang Co et toucher les nuages ! Tout au long de la route, ce sont des paysages de rizières, des scènes de campagne, des familles croisées sur leur moto Honda ou parfois à plusieurs sur un vélo soviétique, des vendeuses ambulantes de gâteaux ou de sucreries, des enfants souriants vous proposant des chewing-gum ou des cartes postales, des paillotes bringuebalantes qui servent de cantine/resto-route ... c'est une route animée par le quotidien de millions de Vietnamiens, en toute simplicité.

Col des Nuages (deo Hai Van)



Pour la suite, je vais tagguer Kiara qui a eu la sympathie de m'accepter dans son swap, Ava parce que je suis sa 500ème copinaute et ma Morue pour son anniversaire !



mardi 11 octobre 2011

[Lecture] L'Inde en héritage



Je suis une grande dévoreuse de livres et j'y consacre un budget annuel monstrueux. Je n'ai même plus de place dans mes (nombreuses) étagères pour caser tous les volumes, car je les garde TOUS. HommeParfait a bien essayé de faire un tri et d'en mettre à la brocante ou pire, à la benne. Le drame ! Mais moi, petit maligne, je suis repassée derrière lui ni vu ni connu pour sauver mes pauvres bouquins. Du coup, j'en ai par piles, entassés par terre dans la chambre, dans les toilettes, dans le couloir ...
Régulièrement, je vous ferais découvrir l'un de mes coups de coeur littéraires. Grande amoureuse de l'Asie, je craque en particulier pour les auteurs asiatiques ou tous ceux qui écrivent sur ce continent.

» L'Inde en héritage « de Abha Daewesar
Roman traduit de l'anglais (Inde) par Laurence Videloup
Titre original : » Family Values «
Editions Héloïse d'Ormesson

Quatrième de couverture :
De sa chambre, coincée entre les cabinets de ses parents médecins, avec les microbes et les bactéries pour compagnons de jeux, un petit garçon ausculte son entourage. Observateur discret, il capte l'imposture ambiante, perçoit la violence qui vérole le système. Ses oncles et tantes cupides qui complotent pour détourner l'héritage du grand-père constituent ses sujets d'étude. Puis la télévision lui offre le spectacle de l'avidité des puissants. Ici, on vole un rein, là on occulte un virus. Quand on assassine Miss Shampooing, pin-up qui affole les populations, le gamin noircit encore le diagnostic.
Ainsi, par cercles concentriques, Abha Daewesar expose une société gangrenée. A travers les mésaventures d'une famille, son roman nous conduit au coeur d'un pays écartelé entre démocratie et barbarie.


Mon avis :
Le héros nous livre des portraits vus à hauteur des yeux d'un enfant de huit ans encore plein d'innocence. Il croque sans concession et sans détours les travers de chacun. Il nomme son entourage par les maladies ou les tares dont ils sont attribués, comme Psoriasis, Potiche, Camé Raté ou encore la voisine hystérique, Mme Bouse. Il est au coeur des confidences et assiste à l'immense complot qui vise à dépouiller le Grand-Père. Coups bas, médisances, jalousie, rivalités, manipulation, tout est permis. Il dépeint avec simplicité une société souffrante et gangrenée par la corruption et la pauvreté, une famille où chaque membre est une véritable caricature. Il y décrit le poids des traditions et un système cruel où la loi est faite par le plus malhonnête.
J'ai adoré ce livre qui nous plonge dans le monde indien, tel un documentaire. 317 pages d'humour souvent noir, une histoire écrite avec un style sobre, piquant, mordant, une histoire où personne n'est épargné. Quand le tragique devient comique ...


Extrait :
» De retour en classe, le maître demande aux élèves de résumer leur arbre généalogique. Il explique à l’enfant que, puisqu’il a été malade, il sera interrogé en dernier pour bien comprendre l’exercice. L’enfant sait que ce sera facile car chez lui, sur son bureau en teck, il a l’arbre de sa famille. Quand arrive son tour, il parle à ses camarades de sa grand-mère défunte et ignare, de son grand-père, qui possède un appartement en propriété libre et a eu huit enfants. Outre son propre père, le médecin, il y a les tantes : Paria et Parfaite, la sœur super-sacrifice. Puis les oncles : Paget, Six-Doigts, Psoriasis, Poudre et Prout. Quand il mentionne son oncle Prout, tout le monde éclate de rire. Le maître, moins amusé, lui dit d’un ton sévère qu’avant de continuer à parler de sa famille le lendemain, il devra vérifier que c’est bien là le nom de son oncle.
(…)
Tu es bête, lui dit Cousin. Si une femme est belle, elle te fait bander. Quand tu l’imagines nue, il se passe des choses dans ton corps. Quelles choses ? Qu’est-ce que ça veut dire bander ? Cousin met brutalement la main sur la braguette du short de l’enfant et lui fait mal au zizi. Ton vermisseau devient une trique, tu ne peux pas comprendre, conclut-il d’un air hautain. Tu vois, moi je suis un homme maintenant. L’enfant veut lui demander s’il est pubère, mais comme il joue au méchant, il vaut mieux le laisser parler. Je ne peux me tripoter que dans la salle de bains, j’ai hâte que le vieux casse sa pipe car nous aurons alors toute la maison et moi j’aurai ma chambre. Oh, mais c’est notre grand-père tout de même. Et alors ? Quand il s’agit d’argent, il n’y a plus de père ou de grand-père qui tienne. Tu crois que je garderai mes parents chez moi, une fois que j’aurais un môme ? Cousin ricane de nouveau, puis baisse la voix : mon père veut que Grand-Père lui fasse don de la maison pendant qu’il est encore en vie, mais moi, je ne suis pas idiot, j’ai dit à mon père que je voulais que ce document soit établi à mon nom ! Comme ça, je serai le propriétaire légal de la maison dès le début et je n’aurai pas à subir ce que subit mon père. Alors, cela veut dire que tu dois flouer tes propres parents. Ah, et eux, ils n’escroquent pas leur père ? «


Copyright © 123RFStock Photos